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Le blog HG des élèves de la TL

Le G20, un nouvel acteur sur la scène internationale ?

2 Septembre 2017 , Rédigé par hoibian Publié dans #hist T4 c - La gouvernance éco mondiale depuis 44

Le journaliste du Monde semble dresser un bilan enthousiaste du dernier G20.
1) Présentez l'intérêt de cette carte et de ses graphiques.
2)
Expliquez les sources de satisfaction de l'éditorialiste.
3) Que révèle-t-il, pour l'auteur, sur l'évolution de la scène internationale ?
4) Connaissez-vous des observateurs moins satisfaits par ce sommet ? (faites une petite recherche sur les sites du Monde, du Monde diplomatique avec l'article de Laurent Cordonnier, d'Alternative éco : "Un G20 historique"...)




Edito du Monde

Que vive le G20 !

, 3 avril 2009

e G20 a réussi son examen de passage. Ce n'était pas garanti. Entre les économies du Nord et celles des puissances émergentes du Sud, le nombre de sujets de conflit, de querelle et d'accrochage ne manquait pas : la réunion de Londres, jeudi 2 avril, aurait pu tourner à la cacophonie. Mais l'intérêt commun a prévalu : celui d'une action coordonnée pour tenter d'enrayer la pire crise économique et financière depuis 1945.

 

On dira qu'il y a une part de "com", donc d'esbroufe, dans l'emballage final. C'est sans doute vrai. On ne sait trop par quel mouvement "brownien" le premier ministre britannique additionne des sommes qui n'ont rien à voir entre elles pour afficher, comme un cri de victoire, que le G20 consacre 1 100 milliards de dollars à la reprise. Mais tant mieux si cela restaure une once d'un élément qui sera déterminant pour sortir de la crise : la confiance.

Que s'est-il donc passé à Londres ? L'équivalent du retour d'un peu d'Etat sur la scène internationale. Autrement dit, le G20 a esquissé les nouvelles règles du capitalisme mondial. On vivait à l'heure d'une globalisation financière totalement déréglementée, et dont la course sauvage a débouché sur la crise actuelle. La réunion de Londres - qui doit beaucoup à l'insistance de Nicolas Sarkozy, le premier à l'avoir réclamée, en septembre 2008 - introduit de la réglementation, en somme de la prudence, dans la finance mondiale. Elle investit notamment le Fonds monétaire international (FMI) d'un nouveau rôle de surveillance des pratiques économiques et financières des Etats - à charge pour lui de tirer le signal d'alarme quand le comportement de l'un d'eux menace l'ensemble du système.

Il y a plus. Londres a tué le G8. C'est cette réunion annuelle américano-nippo-européenne qui prétendait gérer un peu des affaires de la planète, alors qu'elle n'était aucunement représentative du monde d'aujourd'hui. Le G20 est, lui, le juste miroir de la répartition du pouvoir économique en ce début de XXIe siècle : montée en puissance, chaque jour plus évidente, des géants du Sud que sont la Chine, l'Inde, le Brésil, d'autres encore. Même s'il exclut l'Afrique, le G20 est plus représentatif que le Conseil de sécurité de l'ONU, dont la composition reflète l'équilibre issu de la seconde guerre mondiale. Mais le G20 n'est pas une institution. C'est une réunion informelle, qui ne tient qu'à la bonne volonté des participants. Si l'on veut un embryon de gouvernance mondiale - qu'impose la globalisation -, il faut institutionnaliser le G20, en commençant par le doter d'un secrétariat permanent.

 

Article paru dans l'édition du 04.04.09

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